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Cartes graphiques, taches sur les écrans : les petits soucis de l’iMac

Cartes graphiques défectueuses, taches à l’écran, les iMac récents n’ont pas été exempts de problèmes plus ou moins importants et plus ou moins reconnus par Apple. Des problèmes d’autant plus gênants que l’iMac est une machine tout-en-un fermée dédiée au grand public et donc difficilement réparable. Alors qu’une nouvelle génération d’iMac doit être présentée d’ici l’été, faisons le point sur ces soucis de conception.

iMac

Le coup de froid des Nvidia 8800 GS
Plusieurs séries de cartes graphiques Nvidia ayant équipé les Mac entre 2007 et 2008 ont posé de réels problèmes aux utilisateurs. Le cas le plus connu est celui des GeForce 8600M GT des MacBook Pro : très répandu et largement médiatisé, il a poussé Apple à élargir la garantie des machines touchées à quatre ans, la justice forçant Nvidia à remplacer la carte-mère de tous ceux qui en faisaient la demande. Mais ce n’est pas le seul problème qu’ont eu Apple et Nvidia.

La carte GeForce 8800 GS, proposée en option sur les iMac 24″ début-2008, connaît elle aussi de graves problèmes de fiabilité. Ce problème est beaucoup moins connu, car il a été beaucoup moins médiatisé : il touche une simple option d’un modèle haut de gamme d’une seule série de machines, et est plutôt aléatoire. Il est néanmoins revenu récemment sur les forums et différents sites : ces machines ont désormais quatre ans et sont sujettes à des pannes plus fréquentes.

8800 GS

La Nvidia GeForce 8800 GS des iMac début-2008.

Si vous avez cette carte graphique, les symptômes sont faciles à déceler : l’affichage connaît des ralentissements, voire des gels, qui obligent à redémarrer la machine et reviennent à intervalles réguliers, voire de plus en plus rapprochés. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le problème n’est pas la surchauffe de la 8800 GS, c’est au contraire son refroidissement trop rapide : certaines séries, qui utilisent un matériau inapproprié, sont plus fragiles que d’autres et finissent par souffrir du traitement draconien infligé par le système au matériel. Pour que l’iMac garde son sang-froid, Apple ventile, mais ces cartes qui chauffent beaucoup préfèrent refroidir à leur rythme.

La prise en charge de ce problème est diverse : mieux vaut que la carte rende l’âme et espérer qu’à l’Apple Store ou à l’APR du coin, le test d’éligibilité retourne le code qui vous permettra d’obtenir une extension de garantie et un remplacement gratuit de la carte-mère. Le prix de la réparation approchera sinon le coût d’un demi-iMac.

Les écrans mouchetés
L’autre grand problème est beaucoup plus récent : il s’agit des fameuses taches grises des écrans des iMac 11,2 et 12,1, sortis entre juillet 2010 et aujourd’hui, plus épisodiquement sur des modèles plus anciens. On a tendance à l’oublier, mais l’écran, qui résume l’iMac à lui tout seul, a souvent été le point faible de cette machine tout-en-un. Certains ont eu la jaunisse, d’autres scintillaient, plusieurs souffraient d’un rétroéclairage peu homogène. Le problème des taches se distingue cependant par son caractère aléatoire, qui explique une prise en charge difficile, faute de reconnaissance claire par Apple.

Les symptômes ne peuvent pas être ratés : des taches grises, tournant parfois sur le brun, apparaissent à l’écran, derrière la dalle de verre. Elles varient de la simple piqûre à des traînées plus ou moins étendues, notamment dans les coins et la partie supérieure, très rarement sous la forme de lignes verticales. De ce que l’on sait, ce problème vient de la conception même de l’iMac : le flux de ventilation, de la face inférieure vers l’extracteur au dos du sommet de l’écran, favorise le dépôt de poussières sur la dalle. La chaleur aide à les fixer sous la forme d’un amalgame graisseux grisâtre. Il est possible de démonter la dalle de verre et l’écran pour les nettoyer, mais il est très difficile de le faire sans introduire des poussières dans le système. Et les traces reviendront.

skitched
Ce problème est fréquent, mais reste limité par rapport à la masse des iMac en circulation, et dépend grandement des conditions d’utilisation : un iMac collé au mur en environnement fumeur le présentera à coup sûr, un iMac sur un large bureau utilisé pour de la bureautique n’en souffrira peut-être jamais. Les caractéristiques de ce phénomène compliquent donc la prise en charge, mais contrairement à ce qu’on a pu lire, Apple ne l’a jamais ignoré. L’absence de consignes officielles a malheureusement confronté certains clients à des refus de prise en charge, notamment chez les APR en difficulté et soumis aux quotas d’Apple, et aux Genius fatigués derrière leur « bar » engorgé. Ceux qui ont réussi à obtenir une nouvelle machine ont néanmoins pu constater que puisque les conditions d’utilisation et la conception de l’iMac n’avaient pas changé, le problème avait pu revenir. Heureusement, Apple préconise désormais le nettoyage systématique de la machine, qui devrait soulager les clients touchés.

Se sortir de ces problèmes
Prévenir ces problèmes est difficile, mais on peut au moins y réagir. Au titre de l’article L211-156 du Code de la consommation, Apple offre une garantie contractuelle d’un an. Au titre des articles 1641 à 1649 du Code civil, Apple doit aussi fournir une garantie légale contre les vices cachés : l’ordonnance no 2005-36 transposant la directive 1999/44 sur la garantie des biens de consommation la fixe à deux ans. Ces bases légales vous offrent un premier rempart, qu’Apple renforce en cas de problème flagrant par des extensions de garantie.

Si toutefois la personne à laquelle vous vous adressez résiste, n’hésitez pas non seulement à être bien renseigné sur le problème et vos recours potentiels, mais aussi à durcir le ton (sans pour autant hausser la voix), notamment si vous êtes dans un Apple Store. La combinaison des deux a un effet assez radical auprès de cette société qui n’aime pas particulièrement faire de vagues.

AppleCare
L’AppleCare facilite un éventuel remplacement dans un cas tendancieux comme celui des écrans mouchetés : il n’est pas (encore ?) couvert par la garantie légale, mais l’est par la garantie contractuelle. Et l’AppleCare est précisément une garantie contractuelle étendue à trois ans. Lorsque l’on peut mettre pas loin de 2 000 € dans une machine, le tarif de l’AppleCare, 179 €, peut sembler raisonnable comme prix de la tranquillité.

Reste que ces problèmes montrent les limites du concept de l’iMac : ce tout-en-un qui doit rester silencieux et ne pas trop chauffer tout en étant (très) puissant s’accommode parfois mal de composants exigeants. Le cas des cartes Nvidia GeForce 8800 GS en est une preuve directe, celui des écrans mouchetés une confirmation indirecte. Alors que l’on parle de changements assez substantiels pour la révision 2012, on ne peut qu’espérer qu’Apple ait retenu la leçon de ce qui est loin d’être une débâcle, mais ressemble de plus en plus à une triste agonie.

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